A propos de la série des “ETALS”

La peinture d’Isabelle Labat est protéiforme, foisonnante, généreuse.
Derrière des damassés cardinalices, elle raconte un étal de poissons, et ses fenêtres savamment orchestrées ouvrent sur des profondeurs imaginaires qui ne sont pas des puits sans fonds.
Le motif d’inspiration original s’efface et se transforme.
Calligraphie et boites de sardines deviennent prétexte à la quête d’une teinte raffinée.
Dans ce jeu de cache-cache propre aux artistes qui aiment pour leur bon plaisir laisser des indices qui ne sont familiers qu’à eux-mêmes, les pêcheurs d’images que nous sommes peuvent sous une autre lumière, sous un autre angle, sous un autre regard aussi, voir se faufiler une nouveauté fugace : un blanc accentué, une fleur gommée, un rideau qui se soulève.
Dans cette recherche d’un espace de silence et cette appréciation délicate d’un mystère, il est heureux de saisir un mariage réussi entre l’Orient et l’Occident.

Blandine de Dinechin, novembre 2002


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isabellelabat.com | 2009