A la Galerie Gavart (15 novembre 2002)

“Les tableaux donnent à voir”

“Je suis saisi par ces teintes chaudes, rouges, bruns, ocres, briques de ces deux grandes toiles en entrant dans la galerie.
Il y a ces flammes rouges qui se penchent sur un foisonnement d’entrelacs à la richesse de teintes merveilleuse. On me dira qu’il s’agit d’un étal de poissons et de crustacés, la nature est donc belle et la peinture est encore plus belle.

En vis à vis il y a cette tache claire, blanche, travaillée de traits, de spirales, d’ouvertures. Au centre de cette de cette banquise magique aux éclats irisés je vois des ouvertures sur le vert - herbe et printemps- et sur un œil, là aussi poisson peut-être.

Et puis il y a ces œuvres de taille réduite (30 x 24) celles qui se donnent à voir à une personne à la fois, pour une contemplation individuelle mais non-égoïste puisqu’elle ouvre à la poésie. Elles me paraissent des gravures mais ce sont des peintures : fond gris encadré de fins fils noirs.”

Hugues d’Hautefeuille.


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isabellelabat.com | 2009