Paradis 1

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Aperçu des travaux effectués sur le thème “Les paradis”

A PROPOS DE LA SERIE DES ” PARADIS”

PARADIS

Oui la peinture c’est le Paradis, enfin… quand ça marche.

Si la peinture contient peut-être une réminiscence, d’un Paradis perdu ou d’un Japon lointain et si le peintre n’échappe sans doute pas à l’imprégnation culturelle, quelle importance?

Puisque de toutes façons reproduire la nature visible n’a de sens que lorsque s’y ajoute la trace sensible qu’elle a laissée dans l’émotion et dans l’esprit.
Toutes les œuvres du même auteur contiennent probablement chacune toutes « ses » traces, à des degrés divers, avec des dominantes variables.
Certains disent que d’une certaine façon un peintre fait toujours le « même » tableau

JARDIN ANGLAIS

Le peintre au travail a souvent l’impression que « c’est la peinture qui commande ». Il lui semble que ce serait la peinture elle-même qui semblerait exiger qu’il ajoute ceci, efface cela.
Comme si la peinture naissait d’une impulsion mentale irrationnelle, et qu’ensuite elle ferait obéir le peintre à sa nécessité interne.
Mais ce n’est pas vrai : La force initiale est récupérée, et finalement c’est le peintre qui commande à la peinture de se plier à son organisation, à son ordre et à sa logique. L’abandon du peintre à sa peinture le réduirait à la pure technique, à l’automatisme, au procédé. Le peintre garde la maîtrise de l’énergie initiale.

L’encre de chine, liquide et fluide, lourde et visqueuse quand elle est pure, échappe, coule, dégouline, bave, transperce le papier, et prend son indépendance.
Mais tous les accidents sont récupérés ou éradiqués.
Un jardin anglais, en somme.

Isabelle Labat, février 2007


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isabellelabat.com | 2009